Abu-Dhabi/ Bangkok/ Phnom Penh

Abu Dhabi / Bangkok

Arrivés à Abu Dhabi au milieu de la nuit vers 6h, nous patientons tranquillement à l’aéroport à moitié endormis sur nos sacs. Cette fois-ci nous sommes surpris de voir déambuler trois ou quatre groupes d’indonésiens d’une quinzaine de personnes identifiables grâce à leurs uniformes de couleur et leurs voiles blancs … L’avion a quelques minutes de retard mais le check-in se déroule dans le calme. Après 6h de vol nous atterrissons à Bangkok avec une heure et demie de retard ! Nous ne sommes pas tranquilles car nous n’avions que deux heures de check-in entre le vol Bangkok-Phnom Penh. Dès que nous posons le pied à l’extérieur de l’appareil, nous sprintons jusqu’à l’autre bout de l’aéroport en espérant seulement ne pas avoir raté notre dernier vol… Heureusement nous arrivons à temps avec même quelques minutes d’avance. Il ne nous reste plus qu’une heure d’avion pour arriver à notre destination finale, Phnom Penh, la capitale du Cambodge

Arrivée à Phnom Penh

Nous arrivons à Phnom Penh vers dix heures du soir, heure locale. Puisque nous possédons déjà nos visas électroniques que nous avons achetés sur internet, nous ne perdons pas de temps et traversons sans problème les contrôles. 

Nos bagages sont déjà sur place. C’est donc avec plaisir que nous respirons notre première bouffée d’air au Cambodge. A la sortie notre guide francophone nous attend avec un grand sourire. Avant même que nous lui adressons la parole il nous bombarde de photos, chargé par son patron de nous ramener un maximum de souvenirs… Ainsi nous faisons connaissance avec Deth, notre guide francophone qui nous accompagnera durant ces trois semaines de vacances. Soixante trois ans et une pêche d’enfer, il nous met tout de suite à l’aise. De plus ayant vécu et travaillé 35 ans en France avec sa femme (française), nous ne distinguons même pas son accent… Nous embarquons dans notre voiture pour le voyage, avec l’agence Soleil Cambodgien, et faisons connaissance avec notre chauffeur. Vanna, 37 ans, et en plein apprentissage de la langue française par son mentor : Deth !Avant même d’entamer officiellement le voyage, Deth nous offre un livre sur les temples d’Angkor que nous visiterons au cours du voyage mais plus important, il nous tend un crème anti-moustique qu’il nous recommande de mettre avant toute chose puisque son dernier client, par manque de chance, a gardé un très mauvais souvenir de son voyage : en se faisant piquer par un de ces vampires suceurs de sang, il a malencontreusement attrapé la Dingue !! Nous nous en emparons précieusement même si nous avons déjà emporté le nécessaire dans nos valises…

Avec le décalage horaire de 6h entre la France et le Cambodge, nous sommes quelques peu bouleversés… Nous arrivons à Phnom Penh vers dix heures du soir, heure locale. Puisque nous possédons déjà nos visas électroniques que nous avons achetés sur internet, nous ne perdons pas de temps et traversons sans problème les contrôles. Nos bagages sont déjà là alors c’est avec plaisir que nous respirons notre première bouffée d’air au Cambodge. A la sortie notre guide francophone nous attend avec un grand sourire. Avant même que nous lui adressons la parole il nous bombarde de photos, chargé par son patron de nous ramener un maximum de souvenirs… Ainsi nous faisons connaissance avec Deth, notre guide francophone qui nous accompagnera durant ces trois semaines de vacances. Soixante trois ans et une pêche d’enfer, il nous met tout de suite à l’aise. De plus ayant vécu et travaillé 35 ans en France avec sa femme (française), nous ne distinguons même pas son accent… Nous embarquons dans notre voiture pour le voyage, avec l’agence Soleil Cambodgien, et faisons connaissance avec notre chauffeur Vanna, 37 ans en plein apprentissage de la langue française par son mentor : Deth ! Avant même d’entamer officiellement le voyage, Deth nous offre un livre sur les temples d’Angkor que nous visiterons au cours du voyage mais plus important, il nous tend un crème anti-moustique qu’il nous recommande de mettre avant toute chose puisque son dernier client, par manque de chance, a gardé un très mauvais souvenir de son voyage : en se faisant piquer par un de ces vampires suceurs de sang, il a malencontreusement attrapé la Dingue !! Nous nous en emparons précieusement même si nous avons déjà emporté le nécessaire dans nos valises…

 

La première chose qui nous frappe n’est pas tant la température, il fait environ 30C° mais plutôt le taux d’humidité dans l’air avec plus de 60% selon nos estimations. L’air est horriblement pesant. Déjà nous commençons à sentir nos peaux moites mais nous nous y attendons puisque nous avons réservé le voyage durant la saison des pluies … Nous discutons un peu dans la voiture avec Deth , la ville la nuit est plutôt très animée. Nous passons à travers le quartier le plus « européanisé » de la ville où la fête est au rendez-vous, l’alcool fuse à flot et les occidentaux sont agglutinés dans les « café » français parmi lesquels nous ne nous empêchons pas de remarquer  « La Croisette » ! Cette rue aboutit au Quai Sisowat, la promenade qui longe un bras du fleuve du Tonlé Sap à l’embouchure des quatre Bras du Mékong.  Cette embouchure doit nom du fait que quatre rivières se croisent pour n’en former qu’une, il a également donné son ancien nom à la capitale dont je ne saurais retrouver la prononciation exacte mais qui signifie littéralement « la ville aux quatre visages »! C’est un endroit unique !  Un affluent du Mékong provient en amont, un autre en aval, se mélangeant aux eaux bouseuses d’un boyau du Tonlé Sap (provenant du lac du même nom) qui découle dans la mer par le quatrième fleuve du nom de Bassac. Le tout forme une immense salade asiatique…

Alors que nous croyions gagner notre hôtel, Deth nous fait descendre sur le Quai qui fait face au palais royal pour une petite balade de cinq minute afin d’introduire le voyage … Il nous fait découvrir de nuit ce complexe royal que nous visiterons dès demain et nous expose un bref résumé de la vie des khmers au Cambodge :

 

Coutumes

Le "Sompiah" est la forme de salutation pratiquée par les Cambodgiens. Contrairement aux occidentaux, ils ne se saluent pas en se faisant la bise ou se serrant la main mais en penchant plus ou moins le torse, les mains jointes, selon la classe sociale. Deth nous recommande également tenue vestimentaire correcte pour la visite des pagodes mais surtout de se déchausser dans les temples religieux ou avant d'entrer dans une maison khmère … Libre à nous d’offrir des cadeaux aux enfants démunis en entrant dans un village ; tant mieux car nous avons apporté avec nous quelques échantillons de parfum que Mike, un correspondant de Papa au Cambodge, nous a recommandés de nous munir si bon nous semblait…

 

Les Khmers

A savoir, les peuples Cambodgiens portent également la dénomination de Khmers. Nous remarquerons rapidement que ceux-ci préfèrent le second surnom au premier qui n’est employé que par les occidentaux. Ainsi, en revenant de ce voyage, j’ai moi-même du mal à les appeler « cambodgiens » alors que j’ignorais totalement le mot « khmer ». Je l’assimilais plus aux Khmers rouges que j’avais vaguement abordés en cours, mais vraiment très vaguement…

L'agriculture reste l’activité dominante du pays. Plus de 85% de la population sont des paysans vivant dans la campagne profonde et se nourrissant de leur propre récolte contre seulement 5% de riches et le reste de classes moyennes. En général, le seuil de pauvreté est extrêmement bas, avec un smic ne dépassant pas les 60 dollars ! Cela entraine la dégression progressive du PIB par habitant du Cambodge, pour l’heure, en dessous de la moyenne régionale malgré les quelques gisements de pétrole et de gaz récemment découverts, et qui constitueraient l’ultime espoir du redressement de l’économie globale du pays.

Grandes Périodes Historiques

Après cette courte introduction du Cambodge actuel, Deth pour être clair et concis, nous expose les quatre principales trois grandes périodes de l’histoire du pays. A savoir:

  • la période « préangkorienne » aux abords de l'ère chrétienne jusqu'à la fin du Vllle siècle, à laquelle succède
  • la période « angkorienne », pendant laquelle, du IXe au XVe siècle, le pouvoir se concentre dans la capitale située dans la région d'Angkor dans le nord du royaume.
  • enfin la période « postangkorienne » débute aux environs de 1430 lors de l’abandon de la cité d’Angkor par les souverains face aux thaïs et prolifère encore aujourd’hui.

 

A propos de la religion...

Plusieurs religions se sont succédé au cours des temps au Cambodge.L'hindouisme (brahmanisme), était la principale religion pratiquée du Ier au XIVe siècle parallèlement au bouddhisme qui le supplantera officiellement aux abords XIIIe siècle. Shiva fut la divinité phare de l’hindouisme, qui au fur et à mesure des siècles sera remplacée par son  ennemi divin Vishnou. Le bouddhisme theravada s’imposera, par la suite, face à l’hindouisme et demeurera la religion du royaume, ce jusqu'à nos jours. Sa doctrine définit des aspects de l'existence humaine pour atteindre un ultime objectif, le nirvana, qui signifie l’  « extinction »  de nos souffrances et de nos plaisirs. C’est une forme de purge du corps pour pouvoir accéder à la réincarnation.

Outre la religion bouddhiste pratiquée par la majorité des cambodgiens,  certaines minorités vivant à l’écart du reste de la population khmère, soutiennent les principes de l’animisme. Leur univers tourne autour de divinités et d'esprits bienfaisants ou certains malfaiteurs que l’on pourrait assimiler au diable de la religion chrétienne. La vie de ces ethnies reculées est rythmée par un certain nombre de rites et de cérémonies religieuses pendant lesquels un culte est adressé aux divinités incarnant l’esprit du bien. Par exemple, avant chaque semence ou récolte du riz, un sacrifice en l’honneur de l’esprit du riz est nécessaire,  tout comme plusieurs sacrifices de buffles, selon la richesse de la famille, durant un enterrement afin d’accompagner le défunt dans "l’autre-monde". Egalement, le pays possède une minorité musulmane que l’on appelle « cham » ainsi que quelques chrétiens et protestants.

 

Arrivés au bout du quai où nous attend Vanna avec la voiture, nous nous dirigeons cette fois vers notre hôtel, le Villa Lanka. Sur la route, nous passons devant le monument de l’indépendance dont l’architecture reprend celle des tours des temples d’Angkor. Il domine le centre-ville et ne se situe qu’à quelques pas de notre hôtel. Cette tour, érigée en 1958, me parait vraiment très imposante de nuit, éclairée de fuseaux lumineux colorés. Elle fut bâtie dans le centre-ville, à la vue de tous,  pour commémorer la fin du protectorat français qui perdura entre 1863 e 1953, enfin 1954 officiellement. Au Villa Lanka, nous prenons la clé de notre chambre et nous dirigeons directement dans nos lits, épuisés par le voyage et la chaleur suffocante.

 

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