Une ville pleine de saveurs...

Changement d’air au marché central

Dôme Psar Thmei - Marché de Phnom Penh 

 

Le marché central est le cœur battant de la ville. La circulation à l’intérieur est au-delà de périlleuse ! Ce gigantesque dôme jaune rénové par les français est l’endroit où circulent tous les potins de la ville avant d’être celui des courses. On trouve absolument de tout sur les stands pleins à craquer. A l’extérieur des premiers stands de vêtements et autres objets de papeteries conduisent aux pieds du dôme gigantesque. Celui-ci est d’autant plus impressionnant vu de l’intérieur, une immense coupole semblant s’élever jusqu’ aux cieux. Si l'on regarde autour de nous, des verroteries en tout genre nous éblouissent les yeux se reflétant à travers leurs  vitrines de protection. Mais nous nous intéressons plus à l’alimentaire et l’artisanat typique khmer qu’aux paillettes hollywoodiennes.

 

Nous déambulons entre les étroits stands où sont étalés les poissons fraichement péchés puis les poissons séchés. La viande me donne curieusement moins envie, chaque morceau de chair rouge recouvert d’une fine couche de gras est accroché tant bien que mal sur un crochet en ferraille et menace à tout instant de s’étaler sur le sol humide, autrement dit l’eau décongelée des poissons ! Nous prenons plaisir à deviner les noms des fruits et des légumes qui sont nouveaux à nos yeux même si nous connaissons certains fruits exotiques que nous avons déjà pu gouter au Sri Lanka.

 

 

 

 

Parmi les fruits nous reconnaissons le  ramboutan, la mangoustan, le pitaya ou « fruit du dragon », le « jack fruit »,le durian sans oublier les incontournables , ananas, fruit de la passion, mangue, bananes, pommes, …et j’en passe . Les légumes tels que le haricot kilomètre, les tomates vertes, ou le concombre amer sont nouveaux pour nous … En tout cas c’est une explosion de saveurs et de couleurs qui nous éblouissent ! Deth nous fait gouter d’étranges pâtisseries khmères à base de haricots et graines de soja, une espèce de cube vert gélatineux dont le gout me déplait fortement !

 

 

 

 

A la colline de Penh !

 

Notre périple dans la ville nous conduit au cœur de la petite colline de Penh dont la fondatrice originelle serait une certaine Madame Penh. Selon la légende qui anime la cité depuis plusieurs décennies, au bord du confluent des "quatre bras du Mékong" cette vieille Dame trouva quatre statuettes taillées au cœur d’un tronc d’arbre fendu en deux morceaux. En leur honneur, elle fit construire un stupa sur la colline la plus proche. Celui-ci atteignit une vingtaine de mètres de haut ce pourquoi on le désignait comme le gardien de la rivière Tonlé Sap d’autant plus qu’il fut érigé à proximité de l’embouchure des quatre fleuves. Grâce à cette édification très novatrice pour l’époque, la ville acquit une certaine ampleur au point de devenir un important centre de commerce et à terme, la capitale officielle du Royaume. On peut alors deviner que le nom de la capitale « Phnom Penh » restitue la légende de cette Madame Penh et fut nommée ainsi en son honneur. « Phnom » signifiant littéralement« colline », la traduction de « Phnom Penh » par évidence ne peut être que la « colline de Mme Penh ». 

 

La colline occupe actuellement une minime partie de la cité mais il s’agit d’un des seuls endroits de la capitale où la verdure prolifère, une des raisons pour laquelle elle est devenue un centre de rendez-vous incontournable pour ses habitants. Elle représente en quelque sorte le souffle d’air pur au milieu des gaz de pot d’échappement, autrement dit les véritables poumons de la ville. Une petite balade y est fortement recommandée et  pour cela nous sommes les premiers à nous précipiter.L’air est, en effet très agréable, le bruit moins retentissant et les gens très accueillants. Nous nous promenons tranquillement dans le seul espace vert de la ville, un vrai havre de paix ! Nous faisons d’abord le tour puis grimpons une dizaine de marches après quoi nous tombons sur l’entrée d’une belle pagode en gré rose.

 

Pour y entrer, nous nous déchaussons et nous couvrons les épaules par respect de la religion. Comme nous nous y attendions, nous ne trouvons pas les fameuses statuettes de Bouddha au nombre de quatre mais, nous n’en sommes pas dessus pour autant. Quelques fidèles prient agenouillés sur un tapis au pied d’un autel sur lequel l’effigie de Madame Penh est posée. Les couleurs des vêtements et des tapis orientaux donnent une petite touche colorée au lieu tandis que nous nous laissons envouter par les volutes d’encens. Nous redescendons puis achetons quelques bouteilles d’eau à une femme acompanée de ses dex petites fillles très timides. Nous nous rafraichissons puis avant de partir nous nous rendons devant une horloge taillée dans la verdure offerte par les français et rénovée par les chinois. Sa grandeur est très impressionnante, elle vaut largement la photo.

Ainsi nous terminons cette journée bien remplie, un dernier détour sur le Quai Sisowat pour pouvoir admirer la pagode Ona Lom qui domine le Mékong. Nous profitons du soleil tant qu’il daigne  nous illuminé car, parait-il, en saison des pluies, il pleut non ?!!!!  Notre chauffeur mérite bien un bon pourboire pour cette journée en tuk tuk . Nous rentrons au Villa Lanka vers 17h et avons rendez-vous avec Deth à 19h qui nous conduira au restaurant… Pour l’instant nous nous ennuyons un peu à l’hôtel mais reconnaissons que nous avons eu vraiment beaucoup de chance pour cette journée ensoleillée car notre première pluie tropicale du voyage, nous la connaissons à l’abri derrière la fenêtre de notre chambre !

Diner sur les rives du Mékong

 

Deth et Vanna nous récupèrent devant l’hôtel vers 19h pour nous conduire au restaurant « Titanic », le seul restaurant qui longe le fleuve de la ville. La vue y est exceptionnelle et la cuisine délicieuse. Encore une fois nous n’avons rien à commander, un serveur commande nos cocktails et nous apporte notre entrée, de délicieuses brochettes de poissons arrosées de jus de citron. Puis nous poursuivons le diner avec du poulet en sauce de lait de coco, légumes et riz cuits dans une feuille de banane. Nous profitons également du spectacle donnée par une danseuse qui se contorsionne les mains comme le veut la coutume khmère. Le dessert nous plait moins mais nous nous en contentons. Il s’agit encore d’une de ces étranges pâtisseries gélatineuses cuisinées à base de soja et de lait de coco. Ensuite nous rentrons à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil…

 

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