L'enceinte Royale et le Phimeanakas

L'enceinte Royale

Ainsi, nous traversons des empilements de pierres taillées qui se font prisonniers des tentacules tenaces des fromagers à travers une forêt dense composée de mousses humides et de lianes feuillues. Le cadre est très sauvage, la végétation d’un vert émeraude   et l’humidité de l’air contribue à nous immerger dans les profondeurs de jungle tropicale qui semble à son paroxysme. Depuis les vestiges du Bayon et du Baphuon que nous venons de visiter et en parvenant jusqu’à l’entrée écroulée de l’enceinte royale, nous remarquons la finesse du tronc d’un de ces impressionnants fromagers qui dessine le contour d’un nez humain, et l’image est d’autant plus étrange qu’il s’agit d’une création de la nature.

En réalité l’enceinte royale englobe une très grande partie de la cité où se trouvent plusieurs temples ainsi que d’autres bâtiments religieux ou royaux envahis par la forêt. Parmi les sites incontournables figurent les vestiges du Palais Royal datant du règne de Suryavarman I à proximité duquel se situe le Phimeanakas qui est une structure religieuse appartenant au roi  dans lequel il passait parfois ses nuits. On trouve également les célèbres terrasses qui dominent les lieux en raison de leur construction réservée exclusivement aux besoins royaux : la Terrasse des éléphants et la Terrasse du roi lépreux

Nez humain 

 

 

Quelques temples bouddhiques sont également à voir et bien évidemment il est important de noter que le Bayon, le Baphuon, les deux plus impressionnants monuments de la cité d’Angkor Thom en font partie. Ces deux structures religieuses furent tellement impressionnantes et merveilleuses à contempler qu’il est vraiment difficile de se projeter dans le passé et d’imaginer l’enceinte royale avec son palais grandiose et ses ornements raffinés. En effet, de cette enceinte royale, ne subsistent sur pied que les deux immenses bassins royaux ainsi que les fondations du palais qui ne représentent qu’une esquisse de la magnificence d’antan, ce pourquoi lorsque nous arrivons dans l’enceinte du Palais royal, il semble qu’elle n’ait rien qui mérite une visite…

Anciens bassins royaux des femmes

 

Construit par Suryavarman Ier (1002-1050), le Palais Royal n’est guère intéressant à visiter pour des touristes aussi pressés que nous. Les quelques pierres de latérites jonchant le sol où la verdure a élu domicile sont les seules traces que nous pouvons admirer qui constituaient autrefois les fondations de cet ancien édifice Royal .De plus notre guide n’estime pas qu’il s’agisse d’un monument « incontournable » de la cité en vue de son état de ruine. C’est la raison pour laquelle nous choisissons de le contourner puis de continuer notre visite avec un œil très attentif sur le « timing »  car le temps nous presse ; nous avons encore tant de choses à voir tandis que nos montres tournent sans jamais s’arrêter en nous hasardant de tic-tacs incessants. Le temps est la clé d’une vie, mas il peut également s’avérer le plus grand ennemi de l’homme.

 

Le Phimeanakas "Temple Céleste"

Le Phimeanakas n’est pas prêt de me laisser sas souvenir au terme de ce voyage au Cambodge. Le « Temple Céleste », dont il ne reste que peu d’éléments aujourd’hui, est un superbe édifice montagne, dont les gardiens lions et éléphants ont été recouverts de mousse sombre …. Sur une terrasse élevée…un véritable voyage dans les cieux…

 

Construit également aux alentours du XIe siècle sous le règne de Suryavarman Ier (1002-1050), le Phimeanakas mesure d’un côté près de 35 mètres alors que de l’autre, il ne s’élève pas plus haut que 28 mètres. Nous gravissons ses trois niveaux sans trop de mal tandis que notre guide préfère attendre au pied de ce temple montagne. Nous arrivons sur un plateau ceint d’immenses blocs de pierres grises et ocres, son sommet est quant à lui doté d’une tour pyramidale en son centre.

On dit qu’autre fois une flèche d’or embellissait cette tour ce qui nous laisse imaginer la beauté des lieux sous le règne des souverains. Selon la légende, on dit également que le roi passait chaque début de ses nuits dans ce temple céleste en compagnie de la Reine-Soleil.  Bien que certains ornements furent rongés pas le temps, le temple aujourd’hui conserve sa beauté spirituelle sans trop de mal…

Nous passons sous la tour voutée et tombons sur un petit autel confectionné par une vielle dame à la peau ridée et aux yeux cernés  de noir. Elle nous tend trois bâtons d’encens que nous lui achetons pour quelques billets puis en nous allant du temple nous plantons les bâtonnets dans la cendre comme pour l’imprégner de notre passage…

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