Jour 1 (11.07.15) - Le départ

De la France au Népal

Le 11 juillet 2015, je quitte mon petit village natal blotti à l’ombre des éclats de Saint Tropez, pour l’aéroport de Nice dans le sud de la France. Les derniers « au revoir » à mon père précèdent le commencement du projet humanitaire,  de même que les 35° à l’ombre nargueront les pluies chaudes de Katmandou, actuelle capitale du Népal. Tout s’accélère dans ma tête. Le vol, le projet, mon premier voyage en solitaire. Ce n’est qu’à ce moment que je réalise véritablement l’ampleur du rôle que j’aurai à jouer durant ce séjour.

Quelle est l’objectif de ma mission ?

Pour l’ensemble des bénévoles, l’objectif du programme avec My Project Abroad est d’apporter notre aide à une école de la capitale, la « Geneva Global School » en réhabilitant les murs de ses classes décrépies que nous allons peindre pendant ces deux semaines d’action. L’aboutissement de ce projet consiste à la rénovation du bâtiment afin de produire un endroit sain pour les différents écoliers qui passeront la plupart de leur temps à l’intérieur du centre durant la période hivernale. C’est également l’occasion, pour les autres volontaires et moi-même, d’interagir avec les écoliers en jouant avec eux, en créant des activités lucratives et ludiques ciblées sur l’apprentissage de l’anglais, la communication à travers les arts, le dessin, le sport ou bien l’enseignement des règles d’hygiène en communauté , les bases de la nutrition.

 

La mission repose ainsi sur l’apport d’un support éducationnel durable pour la protection d’enfants ayant un quotidien familial parfois difficile et qui n’ont pas forcément la chance de vivre dans des conditions stables. En tant que volontaire, mon objectif est de les divertir, de les faire sourire en leur transmettant mon bonheur, en stimulant aussi leur développement physique et cognitif. Si je parviens à obtenir d’eux leurs plus beaux sourires, alors je pourrais dire que ma mission sur place aura été réussite.

Ainsi, je pars sereine, non sans quelques craintes quant aux difficultés de l’échange linguistique avec les personnes locales. Ce voyage promet d’être le point central d’un projet d’avenir mémorable.

Escale à Istanbul

Seule, je grimpe dans l’avion de la compagnie « Turkish airlines » (élue meilleure compagnie de l’année 2015), qui décolle à 11h40 précise. Vers 15h45 heure locale, mon avion se pose à Istanbul. Là c’est la nostalgie ; je retrouve les senteurs de l’orient que j’eus beaucoup de regrets à quitter l’an dernier lors de mon voyage en Turquie. Cette magnifique perle d’Asie dont l’histoire est inépuisable, les richesses innombrables et la culture envoutante ont le pouvoir d’extirper ses visiteurs du quotidien pour les amener vers un autre idéal, dans une époque où les ottomans n’avaient crainte des guerres de territoire, animés de rêves insurmontables et d’une soif de pouvoir immense. C’est cette fièvre éthérée qui permit à Mehmet II de ravir la sublime Constantinople à l’empire byzantin, pour y forger les racines de son propre empire qu’il déclara Ottoman en 1453.

Les bons souvenirs de ce voyage en terre d’orient ne peuvent néanmoins atténuer ma hâte à l’idée de ce court séjour au Népal que je m’apprête à vivre. Je dois patienter cinq heures à l’aéroport de avant que mon avion arrive. Alors que je suis en pleine lecture, je rencontre l’une des 25 volontaires participant au même projet humanitaire & rénovation. Shae est une jeune adolescente de mon âge dont les cheveux blonds et les taches de rousseur soulignent la beauté. Nous nous asseyons à côté puis apprenons à nous connaitre.

A 20h30, nous embarquons enfin dans l’avion. Nous prenons nos places respectives puis nous nous souhaitons un bon voyage. Déjà je décolle. Près du hublot, j’aperçois le soleil dont les rayons précieux brillent d’un éclat rare. Quelques cumulus, posés sur l’air, errent dans le ciel depuis lequel les lumières d’Istanbul m’envoutent de leurs charmes. Je m’endors.  Lorsque je me réveille, l’heure est déjà bien avancée mais le décalage horaire de trois heures me rend un peu confuse. A travers les nuages crémeux, au loin, je vois profiler les courbes du Népal, ce petit pays enclavé entre l’Inde, le Tibet et la Chine…

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