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La journée à l’hôtel – modalités

Dans la matinée, le chauffeur nous dépose à notre hôtel où nous faisons la connaissance de nos deux superviseurs Réa, 22 ans, originaire de Manchester et de Bobby venant du Kenya.

Le prince hôtel est un petit bâtiment enclavé dans les rues étroites de la ville. Nous y découvrons des  chambres sont simples et fonctionnelles, un service honnête, des employés accueillants et un charmant toit terrasse qui nous permet de profiter de la vue sur la ville et sur les pics lointains de l’Himalaya.

La journée est laissée à l’oisiveté. Nous devons attendre que l’ensemble des volontaires du programmes rejoignent l’hôtel avant de pouvoir débuter notre mission sur place. Avec tous les volontaires qui viennent d’Istanbul nous faisons la connaissance des canadiens Matthew et Grace ainsi que d’Ariel arrivés la veille. Les superviseurs désignent les partenaires et nous distribuent nos chambres.

Les bagages posés, nous nous aventurons sur le toit avec les autres volontaires.  De là nous découvrons une vue somptueuse et profitons de notre temps libre pour faire plus ample connaissance. La canadienne Grace , âgée de 16 ans,  parle couramment anglais, chinois, et quelques bribes de français. Elle est l’une des seules volontaires du projet à comprendre le fait que la frontière du langage constitue une véritable barrière à la naissance d’une amitié. Cela est d’autant plus vrai que tous les autres volontaires commencent déjà à se segmenter en plusieurs groupes en fonction de leur nationalité et de leurs origines : je suppose qu’il s’agit de l’un des nombreux effets du « choc culturel », ce mélange des langues dans la mondialisation.

Nous discutons ensemble de tout et de rien. Elle s’intéresse beaucoup aux langues surtout au français qu’elle pratique depuis ses dix ans. J’essaie de lui apprendre quelques expressions qu’elle retient très rapidement et nous passons une grande partie de notre temps à échanger dans ces deux langues.  A la fin, elle abandonne l’idée de parler français si bien que nous poursuivons en anglais.  Quelques fois, les silences de notre discussion nous plongent dans l’ennui de cette journée. Toutes les deux, nous aimerions bien pouvoir profiter de ce jour pour pouvoir visiter la ville mais selon les instructions des  superviseurs du projet, en dehors de notre mission, nous n’aurons pas le droit de quitter l’hôtel sans la présence d’un membre de l’équipe.

Nous passons toute la matinée à discuter  puis accueillons les volontaires qui arrivent au fur et à mesure que le soleil décline. Julien et Baptiste, les deux autres français du programme arrivent dans l’après-midi aussi bien que Lola, Rose, Naomi, Paige, Sudia qui est d’origine népalaise. Enfin, Léa qui vient du Québec puis Melissa des USA arrivent en fin d’après-midi. C’est avec ces deux dernières que Grace, Eline et moi  développerons la plus grande amitié du voyage. En fin d’après-midi, Bobby nous emmène par petits groupes changer notre monnaie puis acheter des cartes Sim pour nos téléphones. C’est le seul moyen que nous ayons trouvé pour pouvoir appréhender la population et la ville de plus près en dehors des heures où nous travaillerons à l’école.

 

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