Arrivée éprouvante à Steung Treng

Ce détour par la frontière du Laos n’était pas vraiment prévue au programme ( >> voir précédemment), nous aurions directement du attraper un ferry pour gagner Steung Treng ,la capitale de la province. Mais Vanna nous informe qu’à cette heure-ci le ferry aura, depuis peu, cessé de fonctionner et les responsables auront probablement déjà pris congé . Deth nous propose alors de dormir  dans un petit guesthouse. Mais comme il n’est que 17h, nous ne comptons pas rester à rien faire au milieu de cette terre désolée, nous insistons pour gagner le ferry de Thala Boravit , espérant pouvoir attraper le dernier bateau. 

Steung Treng face au Mékong-ferry

 

Une heure plus tard nous arrivons donc à Thala Boravit, néanmoins aucun ferry ne peut nous faire traverser la rive alors qu’il n’est que 18h. Pire, il n’y a aucun endroit pour dormir à Thala Boravit ! En réalité tous les hôtels se situent à Steung Treng, ce qui revient à dire de l’autre côté de la rive que nous ne pouvons pas rejoindre ! Dans la précipitation, après un moment légèrement paniqué, un petit pécheur accepte finalement de faire la traversée de dernière minute. Nous le remercions fortement de bien vouloir faire le déplacement. Toutefois, comme Vanna n’a pas le droit de laisser la voiture sans surveillance,  il dormira chez un des habitants du village et attrapera le premier ferry  aux premières lueurs de l’aube.

En attendant, nous déchargeons les valises et les embarquons dans la petite barcasse que nous espérons assez solides pour pouvoir supporter le  poids de trois valises , quatre passagers et son chauffeur, enfin de toute manières nous n’avons pas vraiment le choix… Une vingtaine de minutes nous séparent de Steung Treng et la pluie commence à battre de  plein fouet.

Deth et moi qui nous trouvons devant avec les valises, nous protégeons avec une bâche en plastique tandis que papa et Amandine, assis juste derrière nous, bénéficient de notre protection. Nous débarquons à Steung Treng, les valises et les vêtements complétement trempés. Nous remercions le pécheur et déchargeons les valises dans les poubelles, sur la rive pentue. Nous grimpons les marches, trempés, hélons un tuk-tuk , trempés , et lui demandons de nous conduire au Golden River Hotel, trempés !

Conclusion : Nous ressortons de cette épreuve avec une mine qui se rapproche plus de celle de routards perdus que touristes ayant à leur disposition  un van, un chauffeur et un guide … Mais cette journée fut si géniale et imprévue qu’elle demeurera probablement l’un de nos meilleurs souvenirs.

Nous arrivons dans un hôtel après 5 minutes de tuk-tuk. Telles de géantes éponges ayant passées trois jours dans une bassine remplie d’eau, nous prenons rapidement nos clés de chambres, une pour papa et une pour amandine et moi. Deth, lui va chercher un guesthouse moins couteux en ville bien que nous lui proposons de lui payer sa chambre. Il refuse mais accepte tout de même de partager un diner en ville.

Comme prévu, nous retrouvons Deth au Ponika’s palace, un restaurant qui se situe à cinq minutes de notre hôtel à pied. La ville est complétement déserte mais nous nous attendons de la voir au grand jour, puisqu’apparemment les cambodgiens semblent sortir entre 17h et 18h. Nous avons remarqué qu’après ou avant ces heures, les villes sont toujours désertes (sauf à Siem Reap et Phnom Penh). Comme nous n’avons pas déjeuné ce midi, amandine et moi commandons une grosse assiette de « fried rice » que nous dégustons jusqu’au dernier grain de riz. Papa est tourné vers la cuisine occidentale, après la matinée à  Preah Vihear il ne souhaite pas tout de suite se remettre à la cuisine asiatique… Deth lui commande aussi un plat de spaghettis bolognaises. Et nous terminons la soirée dans les rires en repassant à cette folle journée débordante d’émotions ! 

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