La bataille d'eau

Le réveil aux aurores

Ce matin, Eline ma compagne de chambre, et moi sommes réveillés à l’aube par les chants et les rires d’un club local dont les quartiers sont situés sous les fenêtres de l’hôtel. Leurs huées fusent dans la ville tout juste éveillée si bien que nous décidons de sortir sur le balcon. De là, nous avons une vue sur la capitale et sur la rue qui s’ouvre à notre hôtel, le « Prince hotel ». Un immense bâtiment abandonné semble avoir été investi par des ouvriers qui dès le bon matin se mettent à la démolition des murs de briques. Les écoliers en uniformes se dirigent vers leur école tandis que les commerçants ouvrent leurs boutiques. Juste à l’entrée de l’hôtel, nous remarquons un marchand de viande qui a posé son étal sur lequel il expose fièrement les entrailles d’une chèvre fraichement tuée. La vue de cette mort de bon matin nous trouble un peu si bien que nous préférons rentrer dans nos chambres, nous préparer pour le petit déjeuner puis le départ pour l’école.

 

 

La finition des fresques et le retour à la peinture

Nous arrivons à l’école vers 10h après le trajet habituel de trois quart d’heure au sein de la capitale népalaise en effervescence dès le bon matin. Aujourd’hui, nous terminons définitivement nos fresques murales que nous avons entamées la veille. Le travail aura été plutôt long et minutieux mais nous ressortons assez fier du résultat final. Nous laissons désormais les classes aux enseignants qui peuvent reprendre le cours de leurs leçons.  Les enfants semblent particulièrement heureux de notre travail, ce qui nous rend d’autant plus triomphants.

Je rejoins d’autres volontaires, Melissa, Eline et Grace, dans le bâtiment des jeunes élèves et je les aide à terminer leurs différents dessins constitués d’animaux et de fruits très bien exécutés. Je m’aventure également dans les autres salles afin de voir les chefs d’œuvres finis de tous les autres volontaires. Nous avons vraiment le sentiment d’avoir apporté notre propre contribution à l’école que nous avons nous-même personnalisée.

 

La bataille d’eau

Pendant la pause déjeuner, les garçons jouent au foot sous le soleil harassant de Katmandou. De de côté, nous sommes plutôt très chanceux dans la mesure où nous avons effectué ce voyage en juillet, c’est-à-dire durant la période de la mousson. Nous étions tous partis en connaissance de cause. Si nous nous attendions à des journées continuelles de pluie, la surprise du soleil ne peut que nous combler de joie.

Certains volontaires avaient amené avec eux des ballons de baudruche. Nous les gonflons pour les enfants dont le visage s’illumine à la vue de tant de couleurs et de légèreté.

Ils semblent assez timides aux premiers abords mais très vite, ils se sentent plus à l’aise avec les ballons qu’ils s’amusent à jeter en l’air. Et lorsqu’ils prennent conscience qu’ils ont la capacité de les crever, tous se ruent vers les paquets de ballons pour pouvoir posséder le sien.

Quelques volontaires ont même l’idée de remplir les ballons avec de l’eau, interrompant leur partie de foot sous l’effet pervers de la chaleur. C’est alors qu’une immense bataille d’eau prend naissance dans la cour de l’école.

Tout le monde y participe et même après l’utilisation des ballons, nous continuons avec de simples bouteilles d’eau que nous remplissons au robinet de l’école.  Les sourires fusent et les enseignants nous observent en rigolant. 

 

Les dernières tâches de peinture

Durant l’après-midi nous retrouvons les bons vieux sceaux de peinture bleue que nous avions troqués contre nos crayons ces deux derniers jours. Puisque nous avons terminé de peindre les murs intérieurs et extérieurs des classes, nos superviseurs nous fournissent la peinture nécessaire au revêtement des murs de la cour, un bleu clair grisé. Nous peignons également bordures des espaces verts de l’intérieur de l’école. Le travail terminé, nous prenons conscience qu’il s’agissait de la dernière fois du séjour que nous toucherions un pinceau. Nous nous applaudissons mutuellement et les garçons souhaitent marquer cet événement par une partie de foot avec les enfants qui se joignent sans rechigner.

Le shopping

Avant le weekend, nos superviseurs ont prévu de nous amener dans l’une des boutiques de Katmandou pour pouvoir faire du shopping. Chacun repart avec des sacs remplis de souvenirs. Ensuite nous rentrons à l’hôtel et commençons à préparer les affaires que nous aurons besoin d’amener à Chitwan où nous passerons le weekend.

 

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